Un tremblement de terre d’une magnitude de 6,3 sur l’échelle de Richter a été enregistré dans le nord de l’Afghanistan aux premières heures de lundi, selon l’Institut géologique des États-Unis (USGS), ravivant les inquiétudes dans un pays toujours vulnérable après une série de graves secousses ces dernières années.

L’événement sismique s’est produit à 12h59 heure locale, avec son épicentre situé à 22 kilomètres à l’ouest-sud-ouest de la ville de Kholm, dans la province de Balkh, à une profondeur de 28 kilomètres.

La région la plus durement touchée par le séisme a été la région de Kholm, proche du principal centre urbain de Mazar-e-Sharif, dans une zone peuplée d’environ 65 000 habitants.

Des rapports d’habitants et d’agences de presse internationales ont indiqué que des vibrations avaient été constatées à Kaboul et dans d’autres villes situées à des centaines de kilomètres de l’épicentre.

Aucun dommage structurel important ni aucun décès n’ont été confirmés à ce jour. L’Autorité nationale de gestion des catastrophes a toutefois indiqué que les premières évaluations se poursuivent et que de nouvelles données seront publiées à mesure que les équipes avancent dans leurs travaux sur le terrain.

Le Croissant-Rouge afghan a déclaré qu’il disposait de groupes de surveillance opérant dans plusieurs provinces du nord, mais n’a pas encore publié d’évaluation officielle des personnes touchées ou des dégâts.

La situation de l’Afghanistan, à la frontière entre les plaques tectoniques eurasienne et indienne, le place parmi les pays les plus sensibles à une activité sismique importante. Cette situation géologique se traduit par des mouvements fréquents, notamment dans la chaîne de montagnes de l’Hindu Kush, où la collision des plaques peut provoquer des tremblements de terre de grande intensité.

Le séisme de ce lundi survient un peu plus de deux mois après le séisme de magnitude 6 qui a fait fin août plus de 2.200 morts dans l’est du pays, touchant des provinces comme Kunar, Laghman et Nangarhar.

À l’époque, la Société du Croissant-Rouge afghan avait confirmé que plus d’un millier de personnes étaient mortes lors de la secousse, et que des milliers d’autres avaient été blessées ou déplacées. Selon le sismologue Brian Baptie, du British Geological Survey, depuis 1900, la région nord-est de l’Afghanistan a enregistré au moins douze tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 7, illustrant le risque sismique chronique de la région.

Un autre événement important s’est produit en octobre 2023, lorsqu’un séisme de magnitude 6,3 dans la région d’Herat, proche de la frontière avec l’Iran, a entraîné la destruction de plus de 63 000 maisons et causé la mort d’au moins 4 000 personnes.

La province de Balkh, où se trouvait l’épicentre de la secousse de lundi, est l’une des plus peuplées et connaît une activité agricole importante dans le nord du pays. Les informations sur les dégâts restent incomplètes en raison des difficultés logistiques pour accéder à certains sites, mais les organisations humanitaires mobilisent déjà des équipes pour vérifier les besoins d’urgence.

Les autorités et les organismes d’intervention en cas de catastrophe renforcent la nécessité de maintenir et d’améliorer les systèmes d’alerte précoce et les infrastructures résilientes, étant donné que les enregistrements sismiques historiques indiquent la probabilité de nouveaux événements de grande ampleur en Afghanistan dans les années à venir.

Les équipes d’urgence restent en alerte, dans l’attente de mises à jour sur d’éventuels dégâts matériels et humains résultant du choc le plus récent, a rapporté Reuters.

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