La journaliste Ana Paula Henkel a sévèrement critiqué les parlementaires de droite qui sont jusqu’ici restés silencieux face à la situation actuelle de l’ancien président Jair Bolsonaro. Pour le commentateur de Revista Oeste, les vacances parlementaires contribuent à l’omission de la droite face à la santé délicate de Bolsonaro.

Le père José Eduardo de Oliveira e Silva, pour sa part, a exprimé publiquement son inquiétude quant à la santé de l’ancien président. Il a également désapprouvé les propos tenus récemment par la journaliste Daniela Lima, de l’UOL, à propos de l’accident subi par Bolsonaro le mardi 6 janvier.

À cette occasion, Bolsonaro a subi une chute dans sa cellule de la Surintendance de la police fédérale de Brasilia, se cognant la tête contre un meuble.

Dans une vidéo et dans une publication sur Instagram, l’homme religieux a qualifié l’attitude du professionnel de « monstrueuse ». « Hier, on m’a envoyé cette horrible vidéo d’un journaliste se moquant d’un politicien âgé qui est tombé du lit, souffrant de nombreuses comorbidités, simplement à cause de l’opposition politique. Très chers, c’est monstrueux », a déclaré le prêtre.

Dans sa publication sur le réseau social, il approfondit la critique : « Un homme âgé est tombé. Le journaliste se moque. Et toute l’explication est inutile. Oui, car le geste n’est pas un simple lapsus ou un simple manquement à la politesse, c’est la révélation de la monstruosité d’une âme totalement corrompue et incapable d’autre compassion que pour elle-même et pour ceux qui sont à ses côtés. »

Contexte du commentaire

La déclaration du prêtre fait référence à la couverture en direct de l’affaire dans le programme « UOL News ». Lors de la présentation de l’actualité, la journaliste Daniela Lima a posé la question à sa collègue Carla Araújo : « qui est tombé du lit ? Alors que l’interlocuteur démontrait qu’elle ne comprenait pas, Lima précisa : « qui est tombé du lit et a subi un léger traumatisme crânien ? », faisant clairement référence à l’ancien président.

L’ancien président Jair Bolsonaro, 68 ans, est tombé aux premières heures de mardi. Après les premiers soins sur place, la police fédérale a publié un rapport indiquant qu’il n’était pas nécessaire de procéder à un transfert immédiat à l’hôpital. Une demande ultérieure de la défense visant à effectuer des tests dans un hôpital a été rejetée par le ministre du STF, Alexandre de Moraes.

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