Le ministère de l’Éducation des États-Unis, sous l’administration du président Donald Trump, a publié ce mercredi 3 février une mise à jour de ses lignes directrices sur la prière et l’expression religieuse protégées par la Constitution dans les écoles publiques primaires et secondaires. L’examen, requis périodiquement par la loi sur l’enseignement primaire et secondaire de 1965, réaffirme les droits du premier amendement des élèves, des parents et du personnel.

Les nouvelles règles établissent que les membres de la communauté scolaire peuvent agir et parler conformément à leurs convictions religieuses, à condition que trois conditions soient respectées : le respect des droits d’autrui, la non-participation de l’école en tant qu’institution à des activités religieuses et la garantie que l’école ne favorise pas les opinions laïques par rapport aux religieuses, ni une religion par rapport à une autre.

« Notre gouvernement est fier de soutenir les élèves, les parents et les enseignants qui souhaitent exercer leurs droits en vertu du premier amendement », a déclaré la secrétaire à l’Éducation Linda McMahon. « Nous protégerons vigoureusement ce droit dans les écoles publiques. »

Principales dispositions du guide

Les orientations détaillent la manière dont les droits religieux doivent être appliqués en milieu scolaire :

  • Prière individuelle : les élèves, les enseignants et le personnel ont le droit de prier individuellement, à condition qu’ils ne le fassent pas au nom de l’école. L’école ne peut pas parrainer des prières collectives ni contraindre les élèves à y participer.

  • Régulation de la parole : les écoles peuvent réglementer la parole, y compris la parole religieuse, qui interfère matériellement avec le travail en classe ou provoque une perturbation. Par exemple, prier à haute voix pendant un cours peut être limité si cela entrave l’apprentissage, en appliquant les mêmes critères que ceux utilisés pour les discours profanes.

  • Égalité de traitement : le discours religieux doit être traité de la même manière que le discours laïc. Un devoir scolaire à thème religieux doit être évalué selon les mêmes normes académiques qu’un devoir laïc.

  • Organisations étudiantes : les clubs religieux devraient recevoir le même niveau de reconnaissance et de soutien que les clubs laïcs.

Contexte et contexte juridiques

La mise à jour prend en compte les décisions récentes de la Cour suprême, principalement des affaires Kennedy c.District scolaire de Bremerton (2022) et Mahmoud c.Taylor (2025), qui traitait de la liberté religieuse dans les écoles.

Les orientations sont basées sur trois protections du premier amendement : la liberté d’expression, le libre exercice de la religion et l’interdiction d’établir une religion d’État. Il réaffirme également le droit des parents, reconnu par le quatorzième amendement, de diriger l’éducation de leurs enfants.

Cette décision fait suite à une série de mesures exécutives liées à la foi, notamment la création du Bureau de la foi de la Maison Blanche (février 2025) et de la Commission sur la liberté religieuse (mai 2025). Le président Donald Trump avait évoqué ces orientations lors d’un discours en septembre 2025.

Ce document remplace les directives publiées en 2023 sous l’administration précédente.

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