Un groupe de 40 parlementaires de la Chambre des députés a présenté des projets de décrets législatifs visant à suspendre les effets du décret n° 12 686/2025, qui établit la politique nationale d’éducation spéciale inclusive. Le règlement, signé par le président Lula (PT), établit l’inscription obligatoire des étudiants handicapés exclusivement dans le réseau éducatif régulier et redéfinit les responsabilités des institutions spécialisées.

Les auteurs des propositions de suspension sont des membres de partis tels que le PL, le PSD, le MDB, l’União Brasil, les Républicains, le PSB, le PP, le PSDB et le PDT. L’objectif de ces initiatives est d’abroger le décret actuel et de rétablir les lignes directrices du décret n° 7 611/2011, qui garantissait aux familles la possibilité de choisir entre l’enseignement ordinaire et spécialisé.

Parmi les entités directement concernées par la nouvelle règle figurent les Associations de Parents et Amis de l’Exceptionnel (APAE) et les Instituts Pestalozzi. Ces organisations, à caractère philanthropique et présentes dans le pays depuis des décennies, offrent des services éducatifs et thérapeutiques aux personnes souffrant de handicaps intellectuels ou multiples ou de troubles du spectre autistique.

La députée fédérale Rosana Vale (PL-SP), auteure de l’un des projets, a déclaré que le décret censé favoriser l’éducation inclusive représente, selon ses termes, « un autre revers sponsorisé par le gouvernement PT ».

Selon lui, la mesure ne tient pas compte de la réalité de l’inclusion scolaire. « Les familles savent que l’inclusion, malheureusement, dans de nombreuses écoles publiques, ne fonctionne pas comme elle le fait sur le papier », a déclaré le parlementaire. « Il y a un manque de professionnels formés et les enfants se retrouvent sans soutien adéquat. »

Rosana Vale a déposé le projet de décret législatif (PDL) 912/2025 et une indication au Président de la République, demandant une révision de la décision. Elle a cité l’existence d’environ 4 200 unités APAE à travers le pays, qui desservent des milliers d’enfants et de jeunes. « Une véritable inclusion doit respecter la pluralité des moyens et des modèles éducatifs », a-t-il soutenu.

Les projets de décrets législatifs ont été déposés entre le 22 octobre et le 3 novembre. Outre Rosana Vale, les auteurs adjoints comprennent le Delegado Marcelo Freitas (União-MG), Amom Mandel (Cidadania-AM), Clarissa Tércio (PP-PE), Luisa Canziani (PSD-PR), Delegado Ramagem (PL-RJ) et Rosangela Moro (União-SP).

Les propositions attendent d’être envoyées par le Conseil d’administration de la Chambre et, par la suite, seront transmises pour analyse aux commissions thématiques de la Chambre, chargées d’analyser l’éducation inclusive, selon Oeste.

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