Le président Luiz Inácio Lula da Silva a confirmé, lors d’une conférence de presse avec des journalistes le jeudi 18 décembre 2025, qu’il mettrait son veto total au projet de loi sur la dosimétrie approuvé par le Congrès national. Le projet modifie le calcul des sanctions pour les crimes contre l’État de droit démocratique, ce qui pourrait entraîner une réduction des condamnations liées aux actes du 8 janvier 2023.
« Je veux dire que, avec tout le respect que j’ai pour le Congrès national, quand il arrivera à mon bureau, j’y opposerai mon veto. Ce n’est un secret pour personne », a déclaré Lula. Interrogé sur un prétendu accord avec le gouvernement pour accélérer le vote, le président a démenti : « S’il y a eu un accord avec le gouvernement, je n’en ai pas été informé. »
Lula a justifié sa position en affirmant que les enquêtes sur les événements de janvier 2023 ne sont pas encore terminées. « Avant la dosimétrie, il faut d’abord terminer ce processus », a-t-il déclaré.
« Nous n’avons même pas trouvé les financiers, car il y avait du financement. » Il a reconnu la dynamique institutionnelle : « Le Congrès a le droit de faire des choses, je dois mettre mon veto, ils ont le droit d’annuler mon veto. Cela fait partie du jeu. »
L’avocat de Trump
La déclaration de Lula a suscité une réaction de la part de l’avocat américain Martin De Luca, connu pour ses liens avec l’ancien président Donald Trump.
Dans un message sur le réseau social, il a écrit que « le pop-corn est prêt » pour suivre le résultat et a tagué le secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau dans son message.
La mention de Landau n’était pas fortuite. En décembre, le diplomate avait exprimé la position officielle de l’administration Trump, affirmant que les États-Unis suivaient avec inquiétude ce qu’il appelait « l’instrumentalisation des divergences politiques » à travers le système juridique brésilien. Landau a salué l’approbation du PL par la Chambre comme une « première étape » dans la lutte contre ces abus présumés.
Le projet, qui est déjà passé par la Chambre et le Sénat, attend formellement d’être soumis à la Présidence de la République pour être sanctionné ou opposé son veto. Si le veto est confirmé, la décision finale reviendra au Congrès, où elle dépendra d’une majorité absolue des voix des députés et sénateurs pour être annulée.
