World Vision, une organisation humanitaire d’inspiration chrétienne opérant dans plus de 100 pays et présente au Brésil depuis 1975, souligne l’importance des églises et des entités religieuses dans la réponse à la prétendue « crise climatique », en particulier dans la région amazonienne. Le positionnement s’inscrit dans le cadre de la préparation de la COP30, la conférence de l’ONU sur le climat.

Thiago Crucciti, directeur national de l’institution au Brésil, affirme que « la crise climatique est aussi un défi spirituel et moral qui requiert compassion et courage collectif ». Il ajoute : « Il ne s’agit pas seulement de protéger les forêts, mais aussi de prendre soin des personnes et des enfants qui y vivent. La foi doit inspirer l’action, la solidarité et la réconciliation avec la création. »

L’organisation entretient un réseau mondial avec plus de 400 000 chefs religieux de différentes traditions religieuses, promouvant la « Théologie de la justice et du Royaume de Dieu » comme fondement de la coopération interreligieuse visant à éradiquer la pauvreté et à protéger l’enfance.

Sur le territoire national et dans le cadre de la COP30 en particulier, l’entité coordonne des réunions de prière hebdomadaires, des études bibliques et des réflexions théologiques avec des dirigeants chrétiens, intégrant mobilisation spirituelle et action sociale face au changement climatique.

Les données des Nations Unies indiquent que plus de 85 % de la population mondiale professe une certaine foi, positionnant les chefs religieux comme des agents stratégiques dans la transformation communautaire et la construction de politiques durables.

En Amazonie, les espaces religieux fonctionnent comme des lieux de refuge et d’espoir. Le rapport de l’UNICEF (2024) souligne que 78,7 % des enfants et adolescents de l’Amazonie légale vivent dans la pauvreté, confrontés à l’insécurité alimentaire, au manque d’assainissement de base et à des difficultés éducatives. Dans les zones reculées, les chefs spirituels accueillent, informent et soutiennent les familles, transformant ainsi la foi en un instrument pratique de résilience et d’équité sociale.

Pour démontrer son engagement, World Vision met en œuvre l’Initiative du bassin amazonien, un programme couvrant la Bolivie, la Colombie, l’Équateur, le Pérou et le Venezuela, dans le but de bénéficier à 10 millions de personnes – 6 millions d’enfants et 4 millions d’adultes.

Crucciti conclut : « Prendre soin de la création est un acte de foi. Il n’y a pas de spiritualité possible sur une planète en effondrement. La COP30 doit marquer le moment où le monde reconnaît que régénérer la Terre est aussi une mission spirituelle.

World Vision, connue sous le nom de Visão Mundial au Brésil, est une organisation humanitaire chrétienne qui se consacre à travailler avec les enfants, les familles et les communautés pour lutter contre les causes structurelles de la pauvreté et de l’injustice. Présente dans le pays depuis 49 ans, elle développe des programmes dans les domaines de la protection de l’enfance, de l’éducation, du plaidoyer politique et de l’intervention d’urgence, avec une priorité pour les populations en situation de vulnérabilité. Avec information: JM Notícias

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