La Commission de sécurité publique de la Chambre des représentants a approuvé, le 11 juin, le projet de décret législatif 229/24, qui propose la suspension de la résolution n ° 34/24 du Conseil national de la politique pénale et pénitentiaire (CNPCP), un organisme lié au ministère de la Justice.
La norme remise en question traite de l'aide religieuse dans les prisons et interdit les pratiques de prosélytisme, ainsi que pour empêcher les fonctionnaires d'agir en tant que bénévoles religieux aux mêmes endroits où ils travaillent.
La résolution permet à différents groupes religieux d'agir sur des conditions d'égalité dans les prisons, mais interdit explicitement des actions conçues pour convaincre ou persuader les individus de changer leurs croyances ou adopter une religion. Publié dans Gazette officielle de l'Union Le 29 avril 2024, la norme sert de directive pour les gestionnaires de systèmes pénitentiaires.
Le projet qui cherche sa suspension est rédigé par le député Eli Borges (PL-To). Le rapporteur, le député Allan Garcês (PP-MA), a émis une opinion favorable, arguant que la mesure « nuise aux droits garantis par la Constitution » et représente « une limite à la liberté religieuse ».
Selon lui, la résolution compromet la libre manifestation de la foi dans l'environnement pénitentiaire. La proposition suit désormais l'analyse par la Constitution and Justice Commission (CCJ). S'il est approuvé, il devra toujours passer par la plénière de la Chambre des représentants et du Sénat fédéral, selon les informations de la Nouvelles complètes.
La discussion sur le sujet a obtenu la répercussion entre les leaders évangéliques en mai de l'année dernière après la publication de la résolution CNPCP. À l'époque, la norme a été présentée comme une mesure pour garantir la liberté religieuse, mais a suscité des critiques de représentants des communautés chrétiennes, qui ont affirmé que, dans la pratique, le texte rend les activités d'évangélisation inadaptées dans les prisons.
La résolution guide les administrateurs des prisons à autoriser l'entrée de représentants de toute croyance, à condition qu'il n'y ait aucune tentative de convertir des prisonniers qui professent déjà une autre foi ou qui n'ont pas de religion. Selon le document, cela vise à préserver la neutralité de l'espace carcéral face à la diversité des croyances des détenus.
Parmi les détracteurs de la mesure, il existe une compréhension que l'interdiction du prosélytisme compromet directement les pratiques communes à l'activité évangélique. La résolution n ° 34/24 est toujours en vigueur jusqu'à ce que le projet de décret législatif parcourt toutes les étapes du traitement et, éventuellement, soit approuvé par les deux chambres du Congrès national.
