Sous le ton sarcastique, le sénateur Damares Alves (Republicans-DF) a déclaré le jeudi 7 août, lors d'une session au Sénat fédéral, que « les conservateurs demandent le pardon au PT » pour ne pas s'opposer à la nomination d'Alexandre de Moraes à la Cour suprême (STF) en 2017.
Le discours s'est produit aux côtés du sénateur Marcos Do Val (Somos-es), lors de la protestation symbolique à l'appui de la mise en accusation du ministre.
Damares a déclaré que les alertes faites par des membres de l'opposition, telles que la viceuse fédérale Gleisi Hoffmann (PT-PR), l'ancien adjoint Jean Wyllys (PSOL-RJ) et le sénateur actuel Randolfe Rodrigues (sans parti de parti), ont été ignorés par les Parlementaires conservateurs au moment du sabot de sabot de Moraes:
« Les conservateurs demandent le pardon au PT. Je veux faire ce dossier public. Je veux aussi demander pardon à la ministre Gleisi. Nous voulons demander pardon à l'ancien député Jean Wyllys, le sénateur Randolfe et les universitaires que pendant le sabbat d'Alexandre de Moraes nous ont prévenu qu'il était un tyran. Nous ne croyons pas.
La nomination de Moraes au STF a été faite en février 2017 par le président Michel Temer de l'époque (MDB-SP), lorsque le juriste a été affilié au PSDB et a occupé le poste de ministre de la Justice. À l'époque, les secteurs de la gauche se sont manifestés contre la nomination, réclamant un éventuel alignement politique et des risques à l'indépendance entre les pouvoirs. Le nom, cependant, a été approuvé par le Sénat.
Dans la même intervention, le sénateur a renforcé son ton critique: «Et aujourd'hui, nous payons le prix de ne pas avoir cru aux universitaires de l'USP, pour ne pas avoir cru aux étudiants en droit qui étaient étudiants d'Alexandre de Moraes, pour ne pas croire à cette pétition qui est arrivée dans cette maison pour des millions de signatures. Pardon, ministre Gleisi. Pardon, Jean Wylys. Nous payons le prix parce que nous ne le pensons pas.
La manifestation du sénateur s'est produite le même jour que le nombre de signatures favorables à l'ouverture du processus de mise en accusation Contre Alexandre de Moraes a grandi. La dernière adhérence était celle du sénateur Laércio Oliveira (PP-SE), selon les archives du portail Votes du Sénat.
