Semblable à ce qui s'est passé à Belo Horizonte récemment, le conseil municipal d'Ubatuba a approuvé mardi (10) le projet de loi n ° 53/2025, qui autorise l'utilisation de la Bible comme matériel de soutien pédagogique dans les écoles publiques et privées de la municipalité.

La proposition, rédigée par le conseiller municipal, le pasteur Sérgio Alves (DC), a été approuvée par 7 voix contre 2 après la session marquée par des débats animés, même avec l'opinion opposée de l'avocat juridique pour une prétendue inconstitutionnalité.

Dispositions de la loi

  • Application: Le texte permet l'utilisation du livre chrétien saint dans les disciplines de l'histoire, de la littérature, de l'enseignement religieux, des arts et de la philosophie.

  • Participation: Il sera facultatif pour les étudiants, offrant des «alternatives équivalentes» à ceux qui choisissent de ne pas participer.

  • Règlement: Il appartiendra à l'exécutif municipal de définir les critères de mise en œuvre.

Fondamentaux et controverses

En justification, l'auteur fait valoir que, comme il se concentre sur l'utilisation de la Bible « contribue à la formation intégrale des étudiants, offrant des enseignements précieux à la société ».

Contrairement au bureau de l'avocat juridique de la Chambre a publié un avis technique recommandant le rejet: «Il y a une inconstitutionnalité manifeste, blessant la certitude juridique, séparation des pouvoirs et l'état laïque», dans le cadre du document.

Contexte juridique

La loi des directives et des bases de l'éducation (LDB, loi 9.394/1996) établit le respect de la diversité religieuse dans les écoles publiques. La Constitution fédérale, dans son article 19, interdit l'alliance de l'État ou la subvention aux cultes religieux, un principe réaffirmé dans l'accord de Sé-Saint du Brésil (décret 7.107 / 2010), qui garantit un enseignement religieux «sans prosélytisme».

Les conseillers Adam Pereira (PSB) et Jaque Dutra (PSB) ont voté contre l'article. Le projet va à la sanction ou au veto du maire Antonio Carlos Félix (PL). S'il est sanctionné, sa constitutionnalité peut être remise en question dans le pouvoir judiciaire.

Note contextuelle: En 2023, la Cour suprême a maintenu l'interdiction de l'éducation religieuse confessionnelle dans les écoles publiques (ADI 4.439), réaffirmant le caractère non doctrinal de la discipline. Des mesures similaires à Ubatuba ont été interdites dans des villes comme Anápolis (GO) et Londrina (PR) pour violation présumée du principe de la laïcité. Source: Chambre Ubatuba.

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