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Tous appelés à donner la vie

André et Danielle, 47 ans de mariage (en 2016), témoignent de leur vie féconde en couple, même sans enfant.

Nous avons beaucoup dialogué avant notre mariage. Dans ces échanges, s’est inscrit tout naturellement le projet d’une vie de couple ouverte dans laquelle les enfants tiendraient la première place : nous rêvions d’une grande et joyeuse tablée. Dans l’attente, nous avons beaucoup prié pour avoir un enfant. Ce fut le premier « coup dur » à vivre, malgré une petite lueur d’espoir qui nous était laissée, d’apprendre que nous n’aurions pas cette chance.

L’hypothèse de l’adoption s’est naturellement profilée, d’autant plus que déjà pratiquée dans notre famille… Puis notre prière s’est transformée : « Seigneur, à quelle fécondité nous appelles-tu ? ». Nous avons à ce moment-là choisi de ne pas adopter et de rester disponibles tout particulièrement sous la forme du service.

Les possibilités d’engagements caritatifs ne manquaient pas : Villages d’enfants, ATD Quart monde et autres. Cependant, nous avons senti le risque d’entrer dans une démarche de compensation pour combler une béance… Là encore, le Seigneur nous travaillait, nous avons consenti simplement à un quotarget_idien différent.

Faisant la relecture de nos quarante-sept ans de mariage, nous pouvons dire concrètement que les lieux de service n’ont pas manqué, en Eglise : Secours catholique, CCFD, maison Saint-Jean du Waridon et centre social ardennais à Charleville, service des prêtres âgés et malades ; aujourd’hui engagés en Communauté de vie chrétienne. De même, en famille : de l’aide lors de moments de crises. Et en monde associatif.

En complémentarité

Avec des hauts et des bas, des réussites et des échecs comme tout un chacun, nous nous sommes investis avec notre coloration particulière : le consentement nous a conduits à vivre nos engagements professionnels en couple, dans la complémentarité (nous pensons qu’il est important que l’Eglise encourage l’engagement en couple).

Le oui à l’appel du Seigneur pour donner la vie est toujours présent… Ce n’est pas triste, le manque de chance s’est transformé en grâce.

Retrouvez ce témoignage dans la revue Reims-Ardennes n°1370 de Janvier 2016.


 

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