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Sacrements

La chronique du petit poucet : des trésors à redécouvrir 2/4

Le petit poucet a choisi d’épouser une jolie jeune fille de son village il y a de nombreuses années. Avec le temps, les nuages s’amoncelèrent. Pour ne pas perdre son chemin, il a décidé de remplir ses poches de cailloux blancs.

Je me dis que les cailloux blancs devaient bien exister pour nous aussi même s’ils n’avaient pas la même forme. Ces cailloux que j’avais ramassés dehors pour ne pas me perdre.

Quels étaient ces trésors que nous allions mettre dans nos poches pour nous en servir dans l’obscurité ?

A y penser, j’en avais déjà une bonne poignée, mais je les avais oubliés :

  • Notre rencontre, premier caillou blanc. Son seul souvenir me redonnait le sourire et je sortis ce soir-là l’album de nous, jeunes amoureux pour le feuilleter avec ma belle. Voilà d’où venait notre histoire, elle venait de belles choses.
  • Notre préparation au mariage. Oui, c’est une bordée de cailloux blancs que je retrouve en y pensant : nous y avons regardé nos chemins parcourus, tracé ceux que nous voulions emprunter, comparé nos itinéraires, nos points de vue sur l’aventure et déjà appris à faire des compromis plutôt que des concessions successives, à parler de nos sentiments plutôt que de porter des jugements. Pourquoi donc avons-nous complètement oublié ces bons fonctionnements ? Nous avons les cailloux. Aurions-nous oublié de jalonner le chemin ?
  • Sa belle couronne et mon plus beau bonnet : le jour du mariage était à l’image de notre espérance l’un envers l’autre et dans la vie. Nous étions plein d’envies et de confiance, ce plein-là se retrouve encore dans le fond de notre poche. Ressortons les photos, les souvenirs, racontons nous encore cette journée, reprenons nos textes choisis puis oubliés qui sont à la relecture des petites pierres blanches très percutantes…
  • Les bonheurs formidables ou les tous petits bonheurs de notre vie depuis… Mes poches en sont pleines, les enfants les ont remplies, mais le sac à dos du quotidien me l’a fait oublier… Jamais nous ne nous arrêtons pour les contempler alors qu’une toute petite joie efface tellement de peine !

 

A suivre...