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« Le mariage n’était plus un rêve, il devenait réalité… » n°2

Amélie et Frédéric nous partage leur préparation au mariage. Après la demande, voici la réalisation concrète de la célébration religieuse du mariage catholique.

L’excitation provoquée par la demande en mariage de Frédéric a laissé place au bout de quelques semaines à la réflexion. De retour sur terre, nous avons commencé à prendre conscience que ce désir profond de nous unir pour la vie n’était plus un rêve, mais une réalité que nous pouvions presque toucher du doigt.

Un mariage estival

Désormais, nous allions donc réfléchir concrètement à l’organisation de notre mariage. Frédéric m’avait demandé en mariage en septembre, et après discussion nous sommes tombés d’accord sur le fait que nous aimerions nous marier en été : nous sommes tous les deux de par notre date de naissance des « enfants de l’été », on ne se refait pas ! Ce qui nous laissait environ 10 mois pour organiser notre mariage.

Un mariage vrai

Nous souhaitions nous marier relativement rapidement, que cette union vienne du cœur et se fasse dans un élan spontané. Evidemment, un mariage nécessite des démarches et a un coût. Ce qui demande parfois du temps. Mais nous avons trop souvent entendu des couples autour de nous qui attendent plus de deux ans pour se marier non pas vraiment pour des raisons financières mais dans l’optique d’avoir telle salle, tel photographe etc. Nous ne souhaitons pas apporter un jugement mais nous pensons que cette « perfection matérielle » doit passer au second plan : elle risque de gâcher la vraie beauté  et la vraie nature d’une union. On se marie non pas pour faire un beau mariage mais pour faire un mariage vrai ! Je dois ajouter que si j’avais été dans cet état d’esprit, alors mon grand-père paternel n’aurait pas pu assister à mon mariage et j’aurais sans aucun doute éprouvé des regrets éternels !

Ma première intention, ma première préoccupation …  et finalement ma première démarche a été de me renseigner sur l’organisation de la célébration religieuse.

Un mariage religieux

Bien que m’étant éloignée de l’Eglise depuis l’adolescence, j’avais en moi un désir profond de me marier religieusement. C’était une évidence dans mon cœur. Le mariage à l’Eglise était synonyme pour moi de « vrai mariage ». Je suis en effet toujours surprise que les mariages civils soient si brefs et sans âme : ils m’ont toujours laissé un sentiment de frustration. Le mariage à l’Eglise au contraire m’a toujours émue : oui il a une vraie dimension sacrée et cérémoniale, chacun en convient autour de moi, même un non croyant. Frédéric était plutôt réticent car il n’était plus pratiquant et au fond ne se croyait pas légitime. Ce qu’il ne savait pas, c’est que Dieu accueille avec le même amour ses brebis, même égarées ! Est-ce que nous avions peur d’aller à la paroisse et de rencontrer un prêtre ? Oui ! Mais au bout du compte, nous avons été bien accueillis, sans jugement, et je crois profondément que Dieu a mis les bonnes personnes sur notre chemin. Nous avons opté pour une bénédiction et nous avons été mariés par un diacre absolument adorable. Il me semble que cela en dit long sur la tolérance de l’Eglise et la compréhension de Dieu à notre égard.

Une procession d’entrée marquante

Nous avons eu une célébration qui nous correspondait. D’ailleurs, ce qui a le plus marqué et enchanté nos invités a été la célébration religieuse de notre mariage, même des non croyants, à notre grande surprise. Pour ma part, le moment le plus marquant de mon mariage est aussi lié à la célébration religieuse : il s’agit de la descente de l’allée avec mon père. Ce fut la clef de voûte de cette journée, le point culminant, un moment intense en émotion : je n’oublierai jamais le regard ému de mon père sur moi et sa fierté de m’avoir à son bras ; ce fut aussi un des rares moments de calme et d’intimité de la journée lorsque nous nous sommes retrouvés tous les deux à l’entrée de l’Eglise… sentir aussi que vous êtes attendue avec bienveillance par vos invités, le célébrant et Dieu… Je dirais que c’est une apothéose. Quand on regarde la définition de ce mot elle renvoie justement à  la fois à l’admission d'un mortel parmi les dieux dans l’Antiquité, mais aussi à la dernière partie, la plus brillante, d'une action, d'une manifestation. A ce moment précis, j’ai effectivement senti que je me rapprochais de Dieu en recevant cet autre sacrement, qu’il m’accueillait dans sa maison ; et lorsque mon père a cédé ma main à Frédéric j’ai senti toute la force de l’amour, filial, entre aimés, divin.

Finalement, pour conclure ce billet, avec Frédéric nous nous accordons à dire avec le recul que le mariage à l’Eglise, c’est l’Epiphanie de l’amour : à l’image de ce moment capital dans la Bible où Jésus est apparu aux mages, il permet une prise de conscience soudaine et lumineuse de la nature profonde des liens qui unissent deux êtres entre eux et les unissent par la même occasion à Dieu !

 

 

 

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